segunda-feira, 21 de maio de 2012

Rodrigue

As-tu du cœur ? L'arbores-tu fièrement hors de ta poitrine ? Penses-tu qu'en le rappelant sur ta manche les gens comprendront que tu es tendre ? Que ces rayures strictes ne sont là que pour la base de tes sentiments ?
Crois-tu que ceux que tu croiseras aujourd'hui prendront modèle sur toi et montreront leur humanité ?

Rêvons ensemble, Rodrigue, d'un monde où l'on verrait plus de cœurs, moins de formules assassines et moins d'images scintillantes.

MJT

quarta-feira, 16 de maio de 2012

Ambre

A ttente et tranquillité, de la patience et l'imagination qui travaille, tout vient au moment où il faut
M ais que vais-choisir, que va-t-elle préférer ? Je ne la connais pas...
B ien sûr, je pourrais sortir les couleurs et mélanger, sans réfléchir, sans approfondir
R ésistons ; si j'avais huit ans, j'aimerais cet orange clair et ce lilas ?
E ssayons et croisons les doigts tandis que les aiguilles s'agitent et cliquètent, advienne que pourra !

MJT

quarta-feira, 9 de maio de 2012

Dame Hypogaïa

Un jour que je me promenais dans la rue Thiers à Saint-Dié, je vis arriver vers moi... quelqu'un de peu banal.
Grand chapeau pointu en feutre, robe ancienne, bâton noueux, un panier en osier rempli de richesses simples... elle m'aborda et me dit : «Bonjour, je m'appelle Dame Gypogaïa, je vous propose des graines, des poésies et des contes». J'optai pour les contes ; j'ai toujours aimé la lecture et puis un petit fascicule à prendre sur soi, ça occupe bien pour quelques grammes. C'est ainsi que, très peu de temps plus tard (une question de minutes, je crois bien) j'ai lu l'histoire du roi et de ses trois filles, qui...
Hé, mais je ne vais pas vous la raconter cette histoire ! Allez plutôt sur le site de Dame Hypogaïa, vous y découvrirez son monde magique. Et vous comprendrez vite que les paniers en osier et les bâtons noueux recèlent des richesses qui valent bien ce que nous avons dans nos sacs à main.

Quelques mètres après cette rencontre, j'entendis un petit garçon dire à sa mère «Tu as vu la sorcière là-bas ?». Ce n'était pas une sorcière, bien bien loin de là. C'est plutôt une fée, dans son genre.
A vous qui marchez dans les rues d'aujourd'hui, vous qui ne savez plus les contes, si vous croisez Dame Hypogaïa, faites-lui un sourire de ma part et écoutez-là ; vous repartirez le cœur plus léger.

MJT