terça-feira, 25 de setembro de 2012

La rayure fantôme

J'avais fait le tour des couleurs pour une matière douce ; il me reste du brique, du framboise, du bleu, tiens, un peu de brun pour faire hiver, et puis du jaune passé... oui, ça me semble pas mal.
Aiguilles, calculs, tricot, finitions ; parfait, il ne reste plus qu'à prendre une photo et vérifier… mais... il manque une couleur en haut de la manche droite !
Je me suis frotté les yeux, j'ai à nouveau porté le regard sur le pull, avec un espoir, une idée de la dernière chance, qui ferait que je ne me suis pas trompée en tricotant mais en regardant ensuite, alors que tout était fini, bouclé, irréversible (ou presque).
Eh non, il manquait bien une rayure !
Bon ; pas de panique, j'ai repris les ciseaux, décousu la manche, défait une partie de la couture de côté, et retricoté, et recousu.

Héé ben ! Ça me servira de leçon, du moins j'espère !

MJT

segunda-feira, 10 de setembro de 2012

L'infidèle aux cailloux

Mais oui,mais oui, n'ayons pas peur des mots, un dénommé facebook m'a écarté du droit chemin les semaines passées, et puis aussi... une vente en appartement.
Mais j'y reviendrai. Pour l'instant, motivée par quelques personnes vues ces derniers jours, me revoici avec dans mon sac à malices un pull. Un pull pour l'automne, aux couleurs bien sombres, mais ne vous méprenez pas, l'heure n'est pas à la grisaille, regardez plutôt les boutons que j'ai choisis...
J'entends déjà les deux versions :
des cailloux ! Ça ne m'étonne pas, cette fille a un cœur de pierre
des cailloux ! Ça ne m'étonne pas d'elle, il faut toujours qu'elle ne fasse pas comme les autres

Des cailloux ? Oui, et comme dans la meilleure mercerie, j'ai mis un temps fou à les choisir dans leur tiroir au stand de cet artisan allemand. C'était magique.

Des cailloux, je vous invite à me suivre et à ne pas me perdre sur le chemin bientôt jonché de feuilles.

A bientôt, et profitez du soleil de septembre.

MJT

sexta-feira, 3 de agosto de 2012

Le marin campagnard

Il était un petit navire...
C'est à peu près ça. A part que je ne connais pas de navire, et je ne crois pas connaître de marin. Je connais par contre des campagnards, mes yeux sont plus habitués à regarder les prés que les marées, les ondulations des blés que celles des vagues, les râteaux que les rames. La mer ne m'est apparue qu'après mes vingt ans, moi qui avais gardé les vaches et fané, au milieu des taons agressifs à défaut des mouettes rieuses.

A présent, quand je regarde cette immensité marine, je me sens petite et perdue, mais aussi faisant partie d'un tout.

Bref, le petite navire qui habille en rayures ses moussaillons a prévu des fleurs sur les boutons pour qu'ils pensent à leurs origines terrestres.

Hohé, hohé matelot...

MJT